Il faut bien distinguer la fatigue de la somnolence. La somnolence, c’est une tendance à s’endormir, c’est ce qu’ont les gens apnéiques et la fatigue qui est un état dans lequel on est incapable d’avoir une activité optimale.

Par exemple, les gens qui souffrent d’insomnies, ce sont des gens qui dorment très peu mais ils sont incapables de dormir en journée. Ils sont fatigués mais ils ne savent pas s’endormir. S’ils se mettent dans un fauteuil, ou dans un lit, ils sont incapables de trouver le sommeil alors qu’ils ont peut-être dormi que deux ou trois heures sur la nuit. Les gens qui sont apnéiques qui vont dormir 10H00, eux s’endormiront dès qu’ils seront inactifs.

Donc en résumé, la fatigue et la somnolence, ce sont bien deux choses différentes !

Une nuit blanche entraîne déjà une défaillance dans le traitement des tâches cognitives mais aussi dans le traitement des temps de réaction qui seront altérés.

 

Dormir moins de 6 heures une seule nuit provoque :

  • Une diminution de la concentration (perte de la capacité de focaliser)
  • Une diminution de la mémoire (Moins de consolidation de la mémoire)
  • Une diminution de l’immunité (Risque d’attraper un rhume multiplié par 3)
  • Une diminution de la satiété (Sensation que l’on ressent après avoir bien mangé)
  • Une augmentation de l’appétit (Tendance à manger de plus grosses quantités, à préférer les aliments riches en glucides et en calories, les aliments nocifs pour la santé)
  • Une augmentation de l’émotivité (Centre émotifs du cerveau 60% de plus)
  • Une accélération du vieillissement de la peau.
  • Une augmentation du risque d’accident (maladresses, mauvaise coordination œil-volant, risque d’accident de la route multiplié par 3)
  • Une perte de la masse cérébrale (Effet comparable à une lésion cérébrale)

 Dormir moins de 6 heures régulièrement provoque :

  • Une diminution des spermatozoïdes
  • Une augmentation du risque d’obésité (Impact sur les hormones qui régulent l’appétit)
  • Une augmentation du risque de diabète de type 2 (Réduction de la sensibilité à l’insuline)
  • Une augmentation du risque de maladies cardiaques (Hypertension artérielle, athérosclérose, insuffisance cardiaque, infarctus)
  • Une augmentation du risque d’AVC (Multiplié par 4 par rapport à des nuits de 7 ou heures de sommeil)
  • Une augmentation du risque de cancer colorectal
  • Une augmentation du risque de cancer agressif du sein
  • Une augmentation du risque de mortalité
Maladie d’Alzheimer :
Une étude menée en 2013 par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins a constaté que le manque de sommeil peut aussi être une cause de la maladie d’Alzheimer et impacte la vitesse de la progression de la maladie.

( Source: Spira AP, Gamaldo AA, An Y, et al. Self-reported Sleep and β-Amyloid Deposition in Community-Dwelling Older Adults. JAMA Neurology. 2013. )

Diabète et obésité :
Le diabète a longtemps été lié à un mauvais sommeil. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Chicago a révélée comment un mauvais sommeil peut potentiellement causer l’obésité et finalement, conduire au diabète.
 
Maladies cardiovasculaires :
Une étude récente, qui a été présentée à EurohEartCare, une réunion européenne annuelle qui rassemble la société des cardiologues, démontre qu’après avoir suivi 657 hommes de nationalité russe et âgés de 25 à 64 ans et ceci sur une durée de 14 ans, les chercheurs ont constaté que près des deux tiers de ceux qui ont eu une crise cardiaque, avaient également un trouble du sommeil.
 
AVC :
Les hommes qui se plaignent de troubles du sommeil ont également 2.6 fois plus de risques d’infarctus du myocarde, une attaque cardiaque qui survient lorsque le muscle cardiaque meurt, et risque de 1.5 à 4 fois plus d’être victime d’un AVC
 
Suicide :
Cela peut être choquant, mais des recherches récentes menées en 2014 ont trouvé un lien entre l’augmentation des cas de suicide chez les adultes et les troubles du sommeil. , indépendamment du passé dépressif. Pendant une étude de 10 ans menée par des chercheurs de l’Université de médecine de Stanford, 420 participants allant du milieu à la fin de l’âge adulte ont été examinés. Dans ce groupe, 20 participants souffrant de troubles du sommeil se sont malheureusement suicidés. Pour cette raison, les chercheurs ont conclu que ceux qui éprouvaient régulièrement des difficultés à dormir étaient 1,4 fois plus susceptibles de se suicider.

Ceux qui étaient plus vulnérables à cet effet d’un mauvais sommeil, les chercheurs disent, étaient des hommes blancs de 85 ans ou plus. L’étude a finalement attribué cette augmentation du taux de suicide à la privation de sommeil associée aux problèmes de santé et au stress qui augmente avec l’âge.

Colite ulcéreuse :
La colite ulcéreuse est une maladie inflammatoire de l’intestin marquée par des ulcères dans la paroi du tube digestif, ainsi que la maladie de Crohn peuvent être produit à la fois par la privation de sommeil est l’excès de sommeil. Selon une étude de 2014, des chercheurs du l’hôpital généraol du Massachusetts ont découvert qu’une bonne quantité de sommeil est nécessaire pour freiner les réponses de l’inflammation dans le système digestif qui conduisent souvent à ces deux maladies.
 
Le cancer de la prostate :
Dans une étude toute récente de 2013, publiée dans la revue Cancer Epidemology Biomarkers and Prevention, les chercheurs ont constaté une augmentation de l’incidence et de la gravité du cancer de la prostate chez les patients ayant un problème de sommeil. 

Après avoir suivi 2425 hommes islandais âgés de 67 à 96 ans pendant trois à sept ans, les chercheurs ont découvert que le risque de développer un cancer de la prostate a augmenté de 60% chez les hommes qui avaient du mal à s’endormir. Ce nombre a doublé chez les hommes qui ont déclaré avoir de la difficulté à rester endormi. Qui plus est, ceux qui ont connu des problèmes de sommeil étaient également plus susceptibles d’avoir des stades ultérieurs du cancer de la prostate.

Les chercheurs de l’étude attribuent ce lien à la mélatonine, une hormone connue pour réguler le sommeil. Il a été établi précédemment que des niveaux plus élevés de mélatonine supprimaient la croissance tumorale, tandis que les niveaux de mélatonine chez ceux exposés à trop de lumière artificielle (une cause connue de la privation de sommeil ont eu une croissance de la tumeur plus agressive.

 

Ouvrez les yeux pour ne pas devoir les fermer à tout jamais !