Nous rencontrons Sophie GEILENKIRCHEN dans son bureau à Liège. Elle est spécialisée dans ce domaine et peut répondre très aisément sur l’importance de la sieste dans nos sociétés.

Pour bien comprendre cette partie, il est important de bien expliquer ce qu’est la dette de sommeil. Il faut savoir que le maintien de la vigilance durant la journée repose sur l’alternance de notre cycle d’éveil et de sommeil. Ce cycle est influencé par deux processus. Le premier processus est celui du cycle circadien qui est notre propre horloge biologique. Oui, nous sommes en quelque sorte programmés biologiquement pour dormir à certaines heures de la journée et être éveillés à d’autres moments.

Le deuxième processus est celui qui régule notre cycle et qui est le processus homéostatique. Ce processus équivaut à une dette de sommeil. Dès qu’on s’éveille le matin, on a une dette de sommeil qui s’accumule durant la journée. Cette dette de sommeil va perdurer jusqu’au moment où nous allons aller dormir. Plus nous allons rester éveillé et plus nous accumulons de l’adénosine. Cette substance provoque une « pression de sommeil ». Le résultat d’une nuit blanche ou d’une nuit de mauvaise qualité sera donc, un « piquage du nez » au premier moment d’inactivité. Bref, la personne s’endormira…

L’interaction de ces deux processus va faire en sorte que n’importe quelle personne peut se sentir par moment somnolent puisqu’il s’agit d’un processus physiologique.

Différentes études démontrent qu’en seulement deux générations, l’Être humain a perdu deux heures de sommeil par nuit. Les raisons de cette perte de sommeil sont multiples. Tout d’abord, l’invention de l’éclairage publique et domestique qui a permis aux entreprises de faire travailler leurs personnels le jour et la nuit. Ensuite, la sur-connexion que nous connaissons de nos jours, télévision, GSM, jeux vidéo… 

 

 

Ouvrez les yeux pour ne pas devoir les fermer à tout jamais !