Actuellement, il existe une convention collective de travail concernant l’alcool et la drogue sur le lieu du travail. La CCT 100 oblige les employeurs à mettre en place un plan de prévoyance et d’accompagnement des travailleurs qui souffrent de ce genre de dépendances. Alors, pourquoi ne pas imaginer la CCT 100 bis (le nom n’a pas d’importance !) qui permettrait de développer une politique de prévention des risques liés à l’absence de vigilance ? Elle pourrait s’appliquer dans des entreprises où les travailleurs seraient plus exposés que d’autres à ce phénomène. Comme, par exemple, c’est le cas dans les différents secteurs du transport et de l’industrie.

En matière de prévention, vous aurez compris que l’absence de vigilance provoquée par la somnolence, fait l’objet de toute notre attention. Parce qu’elle peut survenir n’importe où, n’importe quand, et chez n’importe qui, le dépistage des personnes à risque devrait faire partie d’un processus normal d’accompagnement et non pas d’écartement.

Comment pourrions-nous progresser sur cette question ?

La médecine du travail, qui est aussi là pour s’assurer que le travailleur ne court aucun risque pour sa santé lors de ses prestations, pourrait jouer un rôle important. Le médecin pourrait dépister les personnes à risque et le pourquoi du risque. S’agit-il d’une maladie du sommeil ou est-ce à cause d’un autre souci ? A partir du moment où le médecin prend en charge le travailleur, il pourra l’informer et l’accompagner. Bien entendu, le SECOP-ITSRE n’est pas compétant dans cette matière et nous préférons laisser cette partie aux professionnels de la santé.

Lors de cette enquête, nous avons eu la chance de rencontrer des personnes très compétente dans leur domaine.

Nous leur faisons confiance pour la suite…

Pour conclure ce chapitre, l’employeur est responsable du bien-être de ses travailleurs. Il a l’obligation d’éviter le développement des maladies professionnelles et des accidents du travail. Dans ce cadre-là, il travaille avec ses services internes et avec des services externes et ensemble, ils vont faire l’analyse des risques auxquels les travailleurs sont exposés. Dans le cas qui nous occupe, ils devraient aborder le risque d’être exposés aux accidents de la route suite à un problème d’hypovigilance par somnolence.

A partir du moment où l’employeur a pu identifier cette problématique, dans le cadre de son analyse de risque, il évalue au milieu de l’ensemble des autres risques, si ce risque en particulier apparaît comme étant une priorité. Il intègre alors ce risque dans son plan global de

prévention qu’il traduit également dans un plan annuel d’actions. Dans ce plan d’actions, il est tout à fait envisageable de penser qu’il va mesurer l’ampleur du problème et développer des campagnes de sensibilisation dans son entreprise.

 

 

Ouvrez les yeux pour ne pas devoir les fermer à tout jamais !