Le phénomène qui est dénoncé dans ce livre blanc touche tout le monde. Il n’y a pas d’Etre humain épargné sur ce point. En revanche, le phénomène est mal connu voir même ignoré par la majorité des citoyens et cette méconnaissance tue des milliers de personnes chaque année sur les routes. Il est aussi certain que nous pensons toujours que les accidents sont la faute des autres. Mais pour rappel : ne sommes-nous pas nous-même « l’autre » d’un autre ? Et, en conséquence, chacun d’entre nous est un futur « accidenté de la route », un handicapé ou un mort potentiel… En étant informé sur ce sujet et en observant quelques consignes de « sécurité », vous pourrez diminuer considérablement le risque d’avoir des absences de vigilance et toutes les conséquences dramatiques qui en découlent.

En ce qui concerne les entreprises, beaucoup de dirigeants d’entreprise ignorent le problème et ceux qui en ont déjà entendu parler, sous-estiment la dangerosité du phénomène. Ils risquent ainsi de mettre la vie de leurs travailleurs en danger, « simplement » par manque de prévoyance ! Fort heureusement, doucement mais sûrement, la médecine du travail prend en charge l’information des employeurs sur les risques liés à ce problème de sécurité publique.

Il est important de conscientiser tous les professionnels de la santé afin de détecter les personnes à risques et ceci dans le but de les prendre en charge au niveau des entreprises. Il est possible de détecter ces personnes à risque avec des moyens simples et de les conscientiser sur les risques qu’elles prennent vu leur état (Ce site internet est une première démarche allant dans ce sens).

Détecter les personnes souffrantes de problèmes de sommeil, pourrait très bien se faire dans le cadre de la médecine du travail. Même si certaines structures au niveau de la médecine du travail ont isolées ce phénomène de somnolence comme étant un véritable problème de société qui favorise les accidents du travail, cette détection des personnes à risque n’est pas systématique.

Lorsque l’on est malade, nous nous rendons chez le médecin. Ensuite, chez des spécialistes si cela s’avère nécessaire. Mais la personne qui a des problèmes de sommeil, qui fait des insomnies, ou qui a un repos perturbé, n’ira pas obligatoirement consulter un spécialiste car faire des insomnies, mal dormir,… fait partie de la vie de beaucoup de citoyens, de beaucoup de citoyens qui sont potentiellement somnolent régulièrement. La très grande majorité des gens qui ont des problèmes liés à la qualité de leur sommeil peuvent être soigné simplement, facilement, sans médecine invasive, simplement en étant informé ou en changeant certaines choses dans leur alimentation ou dans leur façon de vivre, de s’endormir,…

Pour réaliser ce travail d’information, nous avons été à la rencontre de différents docteurs dont quelques-uns se sont équipé d’un petit matériel permettant d’analyser la qualité du sommeil des patients qui en font la demande. Ceci va aussi dans le bon sens mais la démarche se fait sur base volontaire et à notre avis, quand le patients est à bout et se sent somnolent trop régulièrement. Sur une brochure très bien faite, le titre disait « Fatigué(e) d’être fatigué(e) ? » et dire que ces personnes conduisent leur voiture même pour aller à la consultation du médecin…

Les problèmes de sommeil favorisent aussi la survenue d’autres pathologies :

Outre le problème de sécurité routière, les problèmes de sommeil entraînent aussi d’autres pathologies.

Parmi ces pathologies :

Selon Francesco CAPPUCCIO, qui est responsable d’une étude menée à la WARWICK MEDICAL SCHOOL, « la tendance moderne de se coucher tard et de se lever trop tôt n’est rien de moins qu’une bombe à retardement pour votre santé. Il est impératif d’agir rapidement afin de réduire vos risques en ce qui concerne ces maladies très graves »

Dormir moins de 6 heures une seule nuit provoque :

  • Une diminution de la concentration (perte de la capacité de focaliser)
  • Une diminution de la mémoire (Moins de consolidation de la mémoire)
  • Une diminution de l’immunité (Risque d’attraper un rhume multiplié par 3)
  • Une diminution de la satiété (Sensation que l’on ressent après avoir bien mangé)
  • Une augmentation de l’appétit (Tendance à manger de plus grosses quantités, à préférer les aliments riches en glucides et en calories, les aliments nocifs pour la santé)
  • Une augmentation de l’émotivité (Centre émotifs du cerveau 60% de plus)
  • Une accélération du vieillissement de la peau.
  • Une augmentation du risque d’accident (maladresses, mauvaise coordination œil-volant, risque d’accident de la route multiplié par 3)
  • Une perte de la masse cérébrale (Effet comparable à une lésion cérébrale)

 Dormir moins de 6 heures régulièrement provoque :

  • Une diminution des spermatozoïdes
  • Une augmentation du risque d’obésité (Impact sur les hormones qui régulent l’appétit)
  • Une augmentation du risque de diabète de type 2 (Réduction de la sensibilité à l’insuline)
  • Une augmentation du risque de maladies cardiaques (Hypertension artérielle, athérosclérose, insuffisance cardiaque, infarctus)
  • Une augmentation du risque d’AVC (Multiplié par 4 par rapport à des nuits de 7 ou heures de sommeil)
  • Une augmentation du risque de cancer colorectal
  • Une augmentation du risque de cancer agressif du sein
  • Une augmentation du risque de mortalité
Maladie d’Alzheimer :
Une étude menée en 2013 par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins a constaté que le manque de sommeil peut aussi être une cause de la maladie d’Alzheimer et impacte la vitesse de la progression de la maladie.

( Source: Spira AP, Gamaldo AA, An Y, et al. Self-reported Sleep and β-Amyloid Deposition in Community-Dwelling Older Adults. JAMA Neurology. 2013. )

Diabète et obésité :
Le diabète a longtemps été lié à un mauvais sommeil. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Chicago a révélée comment un mauvais sommeil peut potentiellement causer l’obésité et finalement, conduire au diabète.
 
Maladies cardiovasculaires :
Une étude récente, qui a été présentée à EurohEartCare, une réunion européenne annuelle qui rassemble la société des cardiologues, démontre qu’après avoir suivi 657 hommes de nationalité russe et âgés de 25 à 64 ans et ceci sur une durée de 14 ans, les chercheurs ont constaté que près des deux tiers de ceux qui ont eu une crise cardiaque, avaient également un trouble du sommeil.
 
AVC :
Les hommes qui se plaignent de troubles du sommeil ont également 2.6 fois plus de risques d’infarctus du myocarde, une attaque cardiaque qui survient lorsque le muscle cardiaque meurt, et risque de 1.5 à 4 fois plus d’être victime d’un AVC
 
Suicide :
Cela peut être choquant, mais des recherches récentes menées en 2014 ont trouvé un lien entre l’augmentation des cas de suicide chez les adultes et les troubles du sommeil. , indépendamment du passé dépressif. Pendant une étude de 10 ans menée par des chercheurs de l’Université de médecine de Stanford, 420 participants allant du milieu à la fin de l’âge adulte ont été examinés. Dans ce groupe, 20 participants souffrant de troubles du sommeil se sont malheureusement suicidés. Pour cette raison, les chercheurs ont conclu que ceux qui éprouvaient régulièrement des difficultés à dormir étaient 1,4 fois plus susceptibles de se suicider.

Ceux qui étaient plus vulnérables à cet effet d’un mauvais sommeil, les chercheurs disent, étaient des hommes blancs de 85 ans ou plus. L’étude a finalement attribué cette augmentation du taux de suicide à la privation de sommeil associée aux problèmes de santé et au stress qui augmente avec l’âge.

Colite ulcéreuse :
La colite ulcéreuse est une maladie inflammatoire de l’intestin marquée par des ulcères dans la paroi du tube digestif, ainsi que la maladie de Crohn peuvent être produit à la fois par la privation de sommeil est l’excès de sommeil. Selon une étude de 2014, des chercheurs du l’hôpital généraol du Massachusetts ont découvert qu’une bonne quantité de sommeil est nécessaire pour freiner les réponses de l’inflammation dans le système digestif qui conduisent souvent à ces deux maladies.
 
Le cancer de la prostate :
Dans une étude toute récente de 2013, publiée dans la revue Cancer Epidemology Biomarkers and Prevention, les chercheurs ont constaté une augmentation de l’incidence et de la gravité du cancer de la prostate chez les patients ayant un problème de sommeil. 

Après avoir suivi 2425 hommes islandais âgés de 67 à 96 ans pendant trois à sept ans, les chercheurs ont découvert que le risque de développer un cancer de la prostate a augmenté de 60% chez les hommes qui avaient du mal à s’endormir. Ce nombre a doublé chez les hommes qui ont déclaré avoir de la difficulté à rester endormi. Qui plus est, ceux qui ont connu des problèmes de sommeil étaient également plus susceptibles d’avoir des stades ultérieurs du cancer de la prostate.

Les chercheurs de l’étude attribuent ce lien à la mélatonine, une hormone connue pour réguler le sommeil. Il a été établi précédemment que des niveaux plus élevés de mélatonine supprimaient la croissance tumorale, tandis que les niveaux de mélatonine chez ceux exposés à trop de lumière artificielle (une cause connue de la privation de sommeil ont eu une croissance de la tumeur plus agressive.

 

Ouvrez les yeux pour ne pas devoir les fermer à tout jamais !